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Document de recherche : Application du TEM remorqué aux zones géothermiques de Nouvelle-Zélande (2023)

Auteurs : Robert R Reeves, Jesper B Pedersen, Thomas Brakenrig, Pradip K Maurya, Liam McGovern, Brian Moorhead et Ashley Cedar

Résumé : Il est de plus en plus nécessaire d'obtenir des images de la subsurface peu profonde (100 m) à l'aide de techniques géophysiques afin d'informer sur l'utilisation des ressources, leur protection, l'élaboration de réglementations et de politiques, la résilience des communautés et, en général, la façon dont les humains peuvent vivre et interagir avec leur environnement. Les systèmes géothermiques sont l'une de ces ressources naturelles dont les structures hydrologiques peu profondes sont généralement mal comprises, bien qu'elles soient largement utilisées. La compréhension de l'hydrologie géothermique permettra de connaître les effets environnementaux potentiels et les risques hydrothermaux. La technique géophysique électromagnétique transitoire remorquée (tTEM) a été appliquée avec succès pour cartographier les structures de perméabilité associées au flux géothermique actuel et/ou historique près de la surface et/ou à l'altération hydrothermale dans certaines parties des champs géothermiques de Rotorua et de Wairakei-Tauhara, en Nouvelle-Zélande. Des mesures
ont permis d'identifier et d'interpréter des anomalies de résistivité distinctives près de la surface (100 m supérieurs). Les anomalies de résistivité à grande échelle qui ont été interprétées dans le cadre de cette étude comprennent l'altération géothermique associée aux fluides géothermiques en ébullition ascendante, les zones perméables latérales proches de la surface et les emplacements potentiels des aquifères qui alimentent les sources géothermiques. Des informations supplémentaires sont généralement nécessaires pour différencier ces causes potentielles d'anomalies de faible résistivité. Les contrastes dans les résistivités modélisées sont plus marqués dans les zones d'écoulement ascendant (zones où l'eau chlorurée proche de l'ébullition remonte près de la surface du sol) que dans les zones géothermiques chauffées à la vapeur. Cela est probablement dû à des processus vigoureux (tels que ceux auxquels on pourrait s'attendre à l'interface fluide-ébullition) agissant sur la roche de couverture dans les zones d'écoulement ascendant, ce qui rend la technique tTEM précieuse pour identifier les voies de passage potentielles des fluides de la profondeur à la surface dans ces zones. De nouvelles informations sur la structure de perméabilité à faible profondeur avec des zones d'ébullition possibles près de la surface sont situées à 50 m sous le sol sur l'un des sites étudiés. L'identification de ces zones permet non seulement de comprendre comment les fluides géothermiques se déplacent de la profondeur à la surface, mais peut également contribuer à la gestion du risque d'explosion hydrothermale dans ces zones.

Géothermie, 114

DOI

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